A l’occasion de la Journée nationale de commémoration du Génocost, célébrée le dimanche 2 août, le Directeur général du Fonds national de réparation des victimes (Fonarev), Monsieur Patrick Fata, a lancé un vibrant appel à l’unité des Congolais autour de la vérité, de la justice et du devoir de mémoire afin d’honorer les millions de victimes des conflits ayant endeuillé la République démocratique du Congo.
S’exprimant lors de la cérémonie officielle organisée en présence du couple présidentiel, des membres du Gouvernement et de plusieurs personnalités, Patrick Fata a insisté sur la nécessité de faire de la mémoire des victimes un patrimoine commun, à l’abri de toute récupération politique ou institutionnelle.
« Le Génocost est le patrimoine mémoriel de toute la nation congolaise. Il ne peut être approprié par une institution, une organisation ou un courant politique », a-t-il déclaré, rappelant que la mémoire collective doit rassembler les Congolais plutôt que les diviser.
Pour le Directeur général du Fonarev, le relèvement de la République démocratique du Congo passe inévitablement par la reconnaissance de son histoire, la manifestation de la vérité, la justice pour les victimes et la mise en œuvre de réparations adaptées. Selon lui, la mémoire des millions de Congolais tués ou meurtris par les conflits dépasse les clivages politiques et constitue une responsabilité nationale.
Patrick Fata a rappelé que le Génocost symbolise les souffrances endurées par des millions de Congolais victimes des massacres et des violences perpétrés notamment à Kasika, Makobola, Katogota, Kishishe, Kamituga, Beni et Mwenga. Il a toutefois souligné que ces tragédies ne relèvent pas uniquement du passé, estimant que de nombreuses populations continuent de payer un lourd tribut aux conflits armés, à travers les déplacements forcés, l’occupation de certains territoires et les violences persistantes.

Le Directeur général du Fonarev a également salué l’engagement des partenaires nationaux et internationaux, des agences des Nations Unies, des organisations de la société civile, des institutions publiques et des associations de victimes qui accompagnent les efforts de son établissement dans la quête de justice, de réparation et de préservation de la mémoire.
Enfin, Patrick Fata a rendu hommage à toutes les femmes et à tous les hommes qui œuvrent quotidiennement pour la reconnaissance des victimes et la construction d’une paix durable en République démocratique du Congo. Il a réaffirmé que seule une mémoire assumée, portée par la vérité et la justice, permettra au pays de tourner durablement la page des violences.


