Face à la recrudescence des cas de choléra dans la ville de Kinshasa, le Directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP) a effectué, le week-end dernier, une mission d’inspection aux Centres de traitement du choléra (CTC) de Pakadjuma et de Ngiri-Ngiri afin d’évaluer la situation sur le terrain.
Accompagné du Coordonnateur du Comité des urgences de santé publique (COUSP), le Dr Christian Ngandu, de l’Incident Manager Choléra ainsi que des équipes de la Division provinciale de la santé (DPS), le DG de l’INSP a évalué les conditions de prise en charge des patients. Il a également échangé avec les équipes médicales locales pour identifier les défis opérationnels et renforcer l’efficacité de la riposte contre la maladie.
« Nous avons tenu à nous rendre au Centre de dépistage et de traitement de Pakadjuma pour nous enquérir de l’évolution de la situation et de la prise en charge des malades atteints de choléra. Il faut savoir qu’à Kinshasa, nous sommes en pleine saison des pluies, période au cours de laquelle nous avions anticipé une augmentation des cas. Notre objectif est de nous assurer que toutes les interventions prévues sont effectivement mises en œuvre, d’identifier les gaps existants et de voir comment, ensemble avec le gouvernement et nos partenaires, nous pouvons les combler afin de rendre la riposte plus efficace », a déclaré le Dr Dieudonné Mwamba Kazabi, visiblement satisfait de sa visite, qui s’est également poursuivie au CTC de Ngiri-Ngiri.
Le Directeur général de l’INSP a réaffirmé l’engagement des autorités sanitaires à renforcer la surveillance épidémiologique, la coordination des interventions et les actions de terrain, en vue de protéger les populations, particulièrement celles vivant dans les zones les plus vulnérables.
Il convient de rappeler que plusieurs partenaires appuient la riposte organisée par l’État congolais contre le choléra, une maladie qui touche durement les enfants. Parmi eux figurent notamment les bureaux de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’UNICEF en RDC, Resolve to Save Lives, l’ONG internationale Médecins Sans Frontières (MSF), ainsi que d’autres partenaires techniques et financiers.


