Le bilan de l’incendie survenu jeudi à l’école primaire Mogo, située dans le quartier Cimpunda, à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, fait état actuellement d’au moins 27 élèves décédés et de plusieurs dizaines de blessés. C’est ce qu’a fait savoir le président de la société civile à congocroissance.com, précisant que les opérations de secours et d’identification des victimes se poursuivent.
A en croire Hypocrate Marume, président du bureau communal, branche de la société civile, le sinistre s’est déclaré dans la matinée dans une habitation située à proximité des établissements scolaires, avant de se propager rapidement aux écoles Mogo et Furaha mais aussi Ujamaa, situées dans une zone densément peuplée de la commune de Kadutu.
« Effectivement, le bilan est revu à la hausse. Je reviens d’ailleurs de là. Nous avons retrouvé 27 corps parmi les élèves. C’est encore un bilan provisoire, car les recherches se poursuivent », a indiqué cet acteur de la société civile, joint au téléphone par Congocroissance.com.
Il n’a, en revanche, pas été en mesure de préciser les causes de cet incendie qui a endeuillé le quartier Cimpunda, à Bukavu.
Des témoins décrivent une scène de panique au moment où les élèves tentaient de fuir les flammes. L’étroitesse des voies de sortie aurait compliqué l’évacuation. Certains élèves auraient tenté de sortir par les fenêtres, tandis que d’autres auraient été victimes de bousculades et de piétinements. Des élèves seraient également morts asphyxiés à l’intérieur de l’école Furaha.
Les structures sanitaires de la zone ont été fortement sollicitées. Des blessés, parmi lesquels des élèves encore vêtus de leurs uniformes scolaires, ont été conduits notamment au centre de santé Nyamulagira BDOM. Le personnel médical a fait état d’un afflux important de victimes.
L’incendie ne s’est pas limité aux établissements scolaires. Environ 300 habitations, pour la plupart construites avec des matériaux facilement inflammables, ont également été détruites. Des témoins ont rapporté avoir vu des maisons réduites en cendres et des tôles tordues après le passage des flammes.
L’origine exacte du feu reste inconnue. Une enquête doit permettre de déterminer les circonstances du départ de l’incendie, mais aussi d’établir si les dispositifs d’évacuation et de sécurité des établissements concernés étaient suffisants. Cette question apparaît d’autant plus importante que des enfants ont été pris au piège au moment de l’évacuation.
Au-delà du bilan humain, le drame de Cimpunda pose ainsi une question urgente : comment renforcer la prévention et la sécurité incendie dans les écoles de Bukavu ? Issues de secours, exercices d’évacuation, accès des services de secours, matériaux de construction et plans de contingence devraient notamment être examinés pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
Il convient de maintenir la prudence sur le bilan tant que les autorités sanitaires et administratives n’auront pas publié un décompte consolidé. Les premiers chiffres ont en effet évolué rapidement au cours de la journée du 10 septembre, passant notamment de 24 à au moins 26 morts selon les différentes sources.


