Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, le Dr Samuel-Roger Kamba, a donné le coup d’envoi de la « Première Journée nationale sur la Mutualisation des Hyperspécialités ».
Ces assises historiques réunissent d’éminents spécialistes de la nation et de la diaspora, des gestionnaires hospitaliers et des décideurs publics pour repenser l’accès aux soins de haute technicité en République Démocratique du Congo.
Un constat alarmant : 17 provinces privées de spécialistes
L’enjeu de cette rencontre est avant tout humain. S’exprimant à cet effet, le Ministre Roger Kamba a dressé un état des lieux sans concession : « Aujourd’hui, 17 des 26 provinces de la RDC ne disposent d’aucun médecin spécialiste. Pour pallier cette fracture sanitaire, le gouvernement mise sur la stratégie de mutualisation ».
« La mutualisation des spécialistes s’impose. Nous devons nous constituer en pôles prioritaires capables d’intervenir de façon collective partout où le besoin est exprimé sur le territoire national », a martelé le Ministre devant une assemblée attentive.
Un engagement présidentiel soutenu par des financements historiques
Le Dr Samuel-Roger Kamba a salué la vision du Chef de l’État, qui a placé la santé au cœur des priorités nationales. Cet engagement se traduit par des avancées diplomatiques et financières majeures :
* Un mémorandum d’entente avec les USA pour un financement de 999 millions USD sur 5 ans.
* Un effort propre du gouvernement congolais à hauteur de 300 millions USD.
* Une enveloppe globale de 1,2 milliard USD pour transformer le système de santé.
Vers une souveraineté sanitaire grâce à la Couverture Santé Universelle (CSU)
Au-delà des ressources humaines, le ministre a évoqué les réformes structurelles en cours pour garantir l’offre de soins et la disponibilité des médicaments.
Il s’agit, dit-il, de financements innovants. Ici, le Gouvernement prévoit la mise en œuvre de la Taxe de Promotion de la Santé (TPS) de 2% sur les produits importés, gérée par le Fonds de Promotion de la Santé (FPS).
Aussi de l’Assurance Maladie Obligatoire. Le ministère précise qu’il s’agit d’un déploiement progressif pour alléger la charge financière des ménages.
Enfin, le Ministre a rappelé l’urgence d’agir sur l’espérance de vie en RDC, actuellement par les plus faibles du continent. C’était avant d’assurer les experts la disponibilité totale de son ministère à transformer les conclusions de ces échanges en actions concrètes.



