La situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola se détériore dans la province de la Tshopo. Les autorités sanitaires ont confirmé quatre cas positifs, dont trois décès, plaçant désormais la province en état d’alerte maximale face au risque de propagation de l’épidémie.
L’annonce a été faite lors d’une réunion de crise tenue au Gouvernorat de la Tshopo, sous la présidence du gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga, en présence du ministre national de la Santé publique, hygiène et Prévoyance sociale, le Dr Samuel Roger Kamba Mulamba, des responsables sanitaires, des partenaires de la riposte et des médias.
Le troisième décès est survenu le dimanche 12 juillet au Centre de traitement Ebola (CTE) installé à l’Hôpital du Cinquantenaire de Kisangani. Le patient, admis après un test positif au virus, n’a pas survécu malgré les soins intensifs prodigués par les équipes médicales.
Selon les autorités sanitaires, l’épidémie touche désormais trois zones de santé : Makiso-Kisangani, qui compte deux cas confirmés, ainsi que Lubunga et Mangobo, avec un cas chacune. Cette extension géographique confirme la circulation du virus dans plusieurs secteurs de la ville.
En parallèle, 40 cas suspects font actuellement l’objet d’investigations et 129 personnes contacts sont suivies quotidiennement par les équipes de surveillance afin de détecter rapidement toute apparition de symptômes et de casser les chaînes de transmission.
Les experts en santé publique estiment que la province est entrée dans une phase particulièrement critique. Carrefour stratégique reliant plusieurs provinces du pays, Kisangani connaît d’importants mouvements de population, ce qui accroît le risque de diffusion du virus si les mesures de prévention ne sont pas strictement respectées.
Sur le terrain, les équipes de la riposte; médecins, infirmiers, épidémiologistes, agents communautaires et volontaires de la Croix-Rouge poursuivent les opérations de recherche des contacts, de sensibilisation des communautés, de désinfection des sites à risque et de prise en charge des malades.
Par ailleurs, les autorités sanitaires appellent la population à faire preuve de vigilance et à collaborer pleinement avec les équipes déployées. Toute personne présentant une forte fièvre, des vomissements, une diarrhée ou des saignements inhabituels est invitée à se rendre immédiatement dans la structure de santé la plus proche ou à alerter les services compétents.
En soutien aux équipes locales, le ministre de la Santé publique, Dr Samuel Roger Kamba Mulamba, séjourne à Kisangani depuis le 11 juillet 2026 afin de coordonner et renforcer les opérations de riposte aux côtés du gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga et des partenaires engagés dans la lutte contre Ebola.
La rapidité de la détection des nouveaux cas, le suivi rigoureux des personnes contacts et l’adhésion des communautés aux mesures de prévention seront déterminants pour contenir cette résurgence de la maladie.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières
L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :
Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;
Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;
En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.
La vigilance et la prévention sauvent des vies.
Augustin Tsheza


