Face au risque de propagation de la maladie à virus Ebola dans la province de la Tshopo, une mission conjointe réunissant le ministère provincial de la Santé publique, le ministère provincial de l’Intérieur et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est rendue, samedi 1er août, dans le territoire de Bafwasende, à plus de 250 kilomètres à l’est de Kisangani.
Cette initiative vise à renforcer les dispositifs de prévention et de riposte dans cette zone frontalière de l’Ituri, épicentre de l’épidémie.
Au cours de cette mission, les autorités provinciales ont sensibilisé les responsables administratifs, les services de sécurité ainsi que les communautés locales à l’importance du strict respect des mesures sanitaires en vigueur.
« L’objectif de cette mission est de renforcer la riposte contre la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Bafwasende. Elle vise également à vulgariser les arrêtés du gouverneur de province relatifs aux mesures préventives, notamment l’interdiction de l’entrée des cadavres dans la province de la Tshopo », a déclaré le ministre provincial de la Santé publique, Dr Simon Bokongo Kawaya.
Lors d’une réunion de sécurité, le ministre provincial de l’Intérieur, Michel Bakay, a rappelé le caractère stratégique de Bafwasende, situé à la frontière entre la Tshopo et l’Ituri. Il a insisté sur le renforcement de la vigilance aux postes de contrôle, soulignant que les sept cas recensés dans la Tshopo sont tous importés de l’Ituri.
« Les équipes de contrôle doivent veiller au strict respect des mesures sanitaires, notamment la prise de température, le lavage des mains et le contrôle des voyageurs. Nous avons été informés que certaines personnes refusent de se soumettre à ces mesures. Les services de sécurité sont appelés à faire appliquer l’arrêté du gouverneur dans toute sa rigueur », a-t-il martelé.
De son côté, le Dr Simon Bokongo a rappelé que la maladie à virus Ebola demeure une infection virale hautement dangereuse, transmissible par contact avec des personnes contaminées ou des dépouilles infectées. Il a exhorté les services de sécurité, les autorités locales et les communautés à renforcer la communication, la surveillance et l’application des mesures de prévention afin de limiter tout risque de propagation.
Le ministre a également averti qu’une éventuelle extension de l’épidémie dans la Tshopo pourrait avoir de graves répercussions sur les plans sanitaire, humanitaire, économique et alimentaire. Il a ainsi invité toutes les composantes de la population, notamment les jeunes, les leaders communautaires et les autorités locales, à s’impliquer activement dans la prévention et la riposte.
Selon les autorités sanitaires, les sept cas d’Ebola enregistrés jusqu’à présent dans la province de la Tshopo, concernant des malades et des personnes décédées, proviennent tous de la province de l’Ituri après avoir franchi la barrière d’Avakubi, située dans le territoire de Bafwasende.
Les autorités provinciales renouvellent enfin leur appel à l’ensemble des Tshopolaises, Tshopolais, Boyomaises et Boyomais au respect strict des gestes barrières et des mesures édictées par les services de santé afin de prévenir toute propagation de cette maladie.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières
L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :
Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;
Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;
En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.
La vigilance et la prévention sauvent des vies.
Augustin Tsheza


