Depuis mardi 26 janvier jusqu’à ce mardi 3 février 2026, soit une semaine jour pour jour, les utilisateurs des réseaux de téléphonie mobile Airtel, Vodacom et Orange traversent une situation critique dans l’espace Grand Oriental et Grand Kivu. La connexion Internet demeure instable, voire inexistante, plongeant les abonnés dans une profonde détresse.
Cette dégradation persistante des services de télécommunications a fortement perturbé les activités économiques, commerciales, professionnelles, promotionnelles et sociales. Malgré l’ampleur du problème, aucune communication officielle n’a été faite par les responsables des opérateurs concernés ni par le ministère des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), laissant les abonnés dans l’incertitude totale.
« Nous achetons des forfaits de 24h, 48h, 72h et même mensuels, mais ils sont presque impossibles à utiliser. Nous redémarrons et éteignons nos téléphones sans cesse dans l’espoir d’avoir une bonne connexion, toujours en vain. Nos forfaits expirent sans être consommés, nous perdons nos petits capitaux alors que c’est à travers Internet que nous menons nos activités de survie. Le silence des opérateurs et du ministère des NTIC nous met très mal à l’aise. Le gouvernement congolais doit trouver une solution urgente afin que les abonnés jouissent de leurs droits », témoignent plusieurs Boyomaises et Boyomais.
Dans les shops, cabinets de travail et maisons de transactions, l’engouement habituel a disparu. Un calme précaire s’y observe, au grand désarroi des clients et des opérateurs économiques. Pour continuer à travailler, certains internautes sont contraints de payer des heures de connexion dans des centres Wi-Fi privés ou via Starlink, afin d’envoyer des rapports journaliers par e-mail ou de respecter leurs engagements professionnels.
Cette situation affecte gravement la dynamique locale. Sans une communication fiable, le développement est paralysé : impossible d’ouvrir des liens, de publier des informations sur des sites web ou sur les réseaux sociaux tels que X (ex-Twitter), Facebook, YouTube, etc. Des messages envoyés tôt le matin ne sont parfois reçus qu’après plusieurs heures, voire toute une journée. Quant aux statuts et autres publications, ils demeurent souvent invisibles.
Face à cette crise qui fragilise la population et l’économie locale, les autorités compétentes et les responsables des services de télécommunications sont vivement interpellés. Une intervention rapide et des mesures concrètes s’imposent afin de rétablir un service de qualité et de restaurer la confiance des abonnés, déjà durement éprouvés.
Augustin Tsheza


