La chefferie de Rubenga, dans le territoire d’Idjwi au Sud-Kivu, est confrontée à une recrudescence préoccupante du choléra. Plusieurs décès sont rapportés dans les communautés touchées, tandis que l’accès aux soins demeure difficile pour de nombreux malades.
Les aires de santé de Kiumba, Bunyakiri, Bushusha et Sayo figurent parmi les zones les plus affectées, selon des acteurs sanitaires locaux. La multiplication des cas fait craindre une aggravation de la situation si des mesures urgentes ne sont pas prises pour contenir la propagation de la maladie.
Constant Sawa, point focal d’une structure sanitaire locale, alerte sur les difficultés rencontrées dans la prise en charge des patients. Il appelle à une mobilisation rapide des autorités sanitaires et des partenaires humanitaires afin de renforcer les capacités des structures de santé et d’assurer une prise en charge adaptée des personnes infectées.
Dans plusieurs communautés, le coût des soins constitue également un obstacle majeur. Les acteurs locaux plaident ainsi pour la gratuité de la prise en charge des malades du choléra, au moins pendant cette période d’urgence, afin d’éviter que des patients renoncent aux soins faute de moyens financiers.
La situation est d’autant plus préoccupante que le choléra nécessite une intervention rapide. Sans traitement approprié, la maladie peut provoquer une déshydratation sévère et entraîner la mort en peu de temps. Le renforcement des équipes médicales, la disponibilité des médicaments et des solutions de réhydratation ainsi que l’amélioration du référencement des cas graves sont jugés prioritaires.

Au-delà de la prise en charge médicale, les acteurs locaux insistent sur la prévention. Ils demandent notamment de renforcer l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, tout en intensifiant la sensibilisation des populations sur les comportements à adopter face aux symptômes du choléra.
A Rubenga, l’urgence dépasse donc les seules structures de santé : elle appelle une réponse coordonnée pour éviter que l’épidémie ne provoque davantage de pertes humaines dans les communautés d’Idjwi.


