Dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu, la lutte contre la Mpox se poursuit avec une vigilance accrue sur le terrain.
À Miti-Murhesa, des visites communautaires menées récemment ont permis de détecter plusieurs cas suspects, rappelant l’importance d’une surveillance de proximité pour contenir la propagation de cette maladie.
Le 2 janvier 2026, la communauté des U-Reporters de Miti-Murhesa a sillonné les ménages du sous-village de Buhinda, dans le groupement de Bugorhe. Cette opération de visites à domicile s’inscrivait dans une stratégie de détection précoce, visant à repérer d’éventuels cas de Mpox encore non signalés au sein de la population et à renforcer la chaîne de surveillance épidémiologique.
Au terme de ces descentes communautaires, cinq cas jugés suspects ont été identifiés. Les personnes concernées ont aussitôt été orientées vers le centre de santé de Kavumu, où elles doivent subir des examens approfondis afin de confirmer ou d’infirmer le diagnostic et bénéficier, le cas échéant, d’une prise en charge médicale appropriée.
Au-delà de la détection, ces visites ont été un moment clé de sensibilisation. Les équipes ont échangé avec les ménages sur les signes évocateurs de la Mpox, les gestes de prévention à adopter et la nécessité de signaler rapidement toute situation suspecte aux structures sanitaires les plus proches. Un message clair : l’information et la rapidité de réaction peuvent sauver des vies.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’intensification de la riposte contre la Mpox, soutenu par l’UNICEF et mis en œuvre par l’organisation AAP dans la zone de santé de Miti-Murhesa. Elle illustre la complémentarité entre les actions communautaires et les efforts institutionnels dans la lutte contre les épidémies.
Déterminés, les acteurs communautaires réaffirment leur engagement aux côtés des autorités sanitaires. Leur objectif est clair : freiner la circulation de la Mpox, protéger les populations locales et renforcer durablement la résilience sanitaire dans le territoire de Kabare.


