Des centaines de personnes ayant fui les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les combattants Wazalendo dans les localités de Batanga, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu), vivent aujourd’hui dans des conditions humanitaires préoccupantes.
Installées dans plusieurs sites d’accueil, ces familles déplacées font face à un manque criant d’abris, de nourriture, d’eau potable et de soins de santé essentiels.
Fuyant les violences et l’insécurité liées aux combats, des habitants de Batanga ont dû abandonner leurs maisons, leurs champs et leurs moyens de subsistance pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres. Mais leur déplacement n’a pas mis fin à leur vulnérabilité. Dans les sites d’accueil, la précarité s’aggrave de jour en jour, exposant particulièrement les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées à de nombreux risques sanitaires.
L’absence d’abris adéquats contraint plusieurs familles à vivre dans des conditions difficiles, tandis que l’insuffisance de nourriture et le manque d’eau potable augmentent les risques de maladies d’origine hydrique et de malnutrition.
Face à cette situation alarmante, les organisations de défense des droits humains tirent la sonnette d’alarme et appellent les autorités ainsi que les partenaires humanitaires à agir rapidement pour éviter une aggravation de la crise.
Mayele Karonga, président du Centre pour les droits humains, plaide pour une intervention urgente en faveur de ces populations déplacées. Il estime que des mesures immédiates doivent être prises afin de garantir une assistance alimentaire, un accès à l’eau potable, aux soins de santé et des conditions de vie plus dignes.
Alors que les déplacements forcés se multiplient dans plusieurs zones du Sud-Kivu en raison des violences armées, la situation des déplacés de Batanga rappelle l’urgence d’une réponse humanitaire coordonnée pour venir en aide aux civils pris au piège des conflits.


