La persistance de l’insécurité dans le territoire de Kalehe continue de perturber les campagnes de vaccination, notamment dans la zone de santé de Bunyakiri. Les autorités sanitaires alertent sur les difficultés d’accès aux enfants déplacés et appellent à un renforcement des moyens logistiques pour assurer le succès des prochaines opérations.
La dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs localités du territoire de Kalehe entrave le déroulement normal des campagnes de vaccination, en particulier dans la zone de santé de Bunyakiri, où de nombreux enfants déplacés peinent à accéder aux services de vaccination.
Selon des sources sanitaires locales, les conséquences de cette insécurité dépassent le seul cadre de la vaccination. Elles affectent également l’ensemble de la prise en charge médicale, en limitant l’accès des populations aux soins de santé essentiels.
Le Médecin chef de zone de Bunyakiri, Marcus Chiraro, indique que les équipes sanitaires poursuivent leurs efforts malgré un contexte particulièrement difficile, avec l’appui des infirmiers, des relais communautaires et d’autres acteurs de la société civile.
« Malgré la mobilisation des infirmiers, des relais communautaires et d’autres acteurs de la société civile, l’insuffisance des moyens logistiques et des engins roulants manquent. Ils sont parmi les défis qui compromettent le bon déroulement des campagnes de vaccination aux enfants déplacés », déclare Marcus Chiraro.
À l’approche d’une nouvelle campagne de vaccination annoncée dans la zone, le responsable sanitaire estime qu’un renforcement des capacités logistiques est indispensable pour améliorer la couverture vaccinale.
« Pour un bon déroulement de la nouvelle campagne de vaccination qui sera bientôt lancée, il faut améliorer la logistique, réparer les motos de la zone de santé en panne et renforcer la mobilisation citoyenne à tous les niveaux », plaide-t-il.
Ces mesures visent notamment à permettre aux équipes de santé d’atteindre les villages les plus reculés et les zones difficiles d’accès, où de nombreuses familles déplacées vivent encore sans bénéficier des services de vaccination et d’autres soins de santé.
Dans un contexte marqué par les déplacements de populations et l’insécurité persistante, les acteurs sanitaires redoutent que les difficultés d’accès aux services de vaccination n’exposent davantage les enfants aux maladies évitables, si les contraintes logistiques et sécuritaires ne sont pas rapidement levées.


