La situation sécuritaire demeure alarmante dans la ville de Kisangani, particulièrement au sein des structures sanitaires censées protéger la vie humaine.
Le Centre de Santé de Référence Neema, situé sur l’avenue Bunia dans la commune de Makiso, derrière l’IBTP Kisangani, a été récemment la cible d’une attaque menée par des bandits armés.
Selon les informations recueillies, ces hommes armés ont emporté plusieurs biens de grande valeur, ainsi que des sommes d’argent appartenant à la structure sanitaire et aux malades. Cet acte criminel s’inscrit dans une série de cambriolages, de vols à main armée et de violences enregistrés depuis le début de l’année 2025, sans qu’aucune enquête officielle ne soit, jusqu’à présent, ouverte pour élucider ces crimes.
Le Centre de Santé de Référence Neema n’est malheureusement pas un cas isolé
D’autres hôpitaux et centres de santé de la ville de Kisangani ont également été visités par des malfaiteurs, qui ont emporté de l’argent, des téléphones, des ordinateurs et ont parfois exercé des violences sur le personnel soignant et les patients. Cette situation met en péril le fonctionnement normal des services de santé et accentue la vulnérabilité des populations déjà éprouvées.
Chaque nuit, des actes de vols à main armée sont signalés dans les six communes que compte la ville de Kisangani, avec une recrudescence notable dans les communes de Mangobo, Makiso, Tshopo et Kabondo.
Les territoires d’Isangi et de Basoko ne sont pas épargnés par cette vague d’insécurité
Face à cette situation préoccupante, la population tshopolaise interpelle les autorités provinciales et nationales afin qu’elles prennent des mesures urgentes et concrètes pour restaurer la sécurité. Le renforcement des patrouilles nocturnes, l’ouverture d’enquêtes sérieuses, l’arrestation des auteurs de ces crimes et la sécurisation des structures sanitaires apparaissent aujourd’hui comme des priorités absolues.
Garantir la sécurité des établissements de santé, c’est protéger le droit fondamental à la vie et aux soins.
En effet , le silence ou l’inaction des autorités ne ferait qu’aggraver ce fléau qui menace la quiétude et la dignité de la population de Kisangani.
Augustin Tsheza


