La population de Basoko centre et des villages environnants, dans la province de la Tshopo, vit depuis plusieurs jours dans une profonde inquiétude face à une série de décès infantiles dont l’origine demeure jusqu’à présent non identifiée.
Les familles touchées, tout comme le personnel soignant, lancent un appel urgent pour un appui médical et logistique afin d’identifier cette maladie qui frappe plusieurs enfants.
Dans le village de Bahanga, situé dans la chefferie des Wahanga, un premier cas avait déjà été signalé avec le décès d’une fillette de la famille Mosilonge après seulement 48 heures de maladie. Ce drame avait déjà suscité des interrogations au sein de la communauté locale.
Mais la situation a pris une tournure encore plus alarmante ce mardi 26 mai 2026 à Basoko centre, lorsqu’une même famille a perdu deux enfants en l’espace de quelques heures : une fillette et son jeune frère.
Selon les témoignages recueillis sur place, le premier enfant était tombé malade depuis le dimanche 24 mai et avait été conduit dans une structure sanitaire de la place. Malgré les soins reçus, son état s’est rapidement aggravé jusqu’à son décès.
Très affecté par l’état de santé de sa sœur, le second enfant aurait lui aussi présenté des signes de malaise avant de succomber à son tour. Ce double décès a provoqué une vive émotion dans toute la cité de Basoko, où habitants et proches des victimes peinent à comprendre ce drame.
Des sources médicales indiquent que le premier enfant souffrait d’un manque sévère de sang nécessitant une transfusion urgente. Cependant, l’Hôpital général de référence de Basoko ne disposerait pas de banque de sang fonctionnelle, une situation qui aurait contribué à l’issue fatale.
Le père des deux enfants décédés, connu sous le nom de Jules Lisombo Baguette, mécanicien dans la baleinière de la ville de Basoko, est aujourd’hui plongé dans une profonde douleur après la perte brutale de ses enfants.
Face à cette situation préoccupante, plusieurs habitants dénoncent le manque de moyens financiers des familles ainsi que l’insuffisance d’intrants médicaux dans les structures sanitaires locales.
En effet, ils appellent les autorités sanitaires provinciales et nationales à intervenir rapidement afin d’identifier cette maladie et renforcer la prise en charge médicale dans le territoire de Basoko.
L’enquête sanitaire se poursuit.
Augustin Tsheza


