La zone de santé de Basoko fait face à une situation sanitaire alarmante. Du 1er au 28 janvier 2026, 14 cas de M-pox ont été enregistrés, causant 3 décès, tandis que le choléra a touché 57 personnes, avec 2 décès confirmés.
Selon les autorités sanitaires locales, la prise en charge médicale demeure problématique dans plusieurs familles, notamment dans les centres de santé de Yaonga et Yaliwasa, où le manque de moyens financiers empêche de nombreux malades d’accéder aux soins appropriés.
L’augmentation du nombre de cas est principalement attribuée à l’ignorance, à la pauvreté et aux mauvaises conditions d’hygiène. Malgré ces difficultés, la zone de santé de Basoko poursuit les actions de sensibilisation communautaire axées sur l’hygiène, l’assainissement et l’utilisation de latrines propres.
« Seuls 17 % de la population utilisent des latrines hygiéniques dans la zone de santé de Basoko. L’eau consommée par plusieurs familles n’est ni traitée ni bouillie. La désinfection après les catastrophes naturelles est indispensable, surtout dans les zones touchées par les inondations qui favorisent les maladies hydriques. Nous poursuivons la sensibilisation et la mobilisation communautaire », a déclaré Robert Esabe Nyama Y’ekila, superviseur Eau, Hygiène et Assainissement, assurant l’intérim de l’animateur communautaire à la zone de santé de Basoko.
Les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés par ces maladies, bien que quelques cas aient été signalés chez les adultes. De nombreux ménages éprouvent d’énormes difficultés à assurer les soins médicaux nécessaires.
Face à cette situation préoccupante, un appel pressant est lancé au Gouvernement congolais, aux autorités provinciales, aux partenaires humanitaires, aux organisations sanitaires et aux personnes de bonne volonté, afin d’intervenir rapidement dans les zones de santé affectées par le M-pox, le choléra et d’autres maladies mortelles.
La population est également invitée à faire vacciner les enfants lors des campagnes de vaccination, une mesure essentielle pour protéger les enfants de moins de cinq ans contre plusieurs maladies évitables.
Augustin Tsheza



