L’introduction d’outils numériques pour la collecte et la transmission en temps réel des données a profondément amélioré l’organisation des activités vaccinales dans la province du Haut Uele.  Cette innovation a également permis de renforcer la coordination entre les différents niveaux du système de santé.

Organisée du 16 au 18 avril 2026, la campagne visait initialement plus de 574 000 enfants âgés de 0 à 59 mois. Mais les résultats ont rapidement dépassé les attentes, avec plus de 581 000 enfants vaccinés à mi-parcours.

S’exprimant à cet effet, le docteur Vena Akafo, médecin-chef d’antenne du Programme élargi de vaccination (PEV), a justifié ce succès par l’introduction d’outils numériques lors de ces journées. Il l’a dit en ces mots: « Nous avons atteint près de 98 % d’encodage des rapports en un temps record. Cela démontre clairement l’efficacité du système mis en place», visiblement trés ému de cet impact.

Une fillette assise sur une autre, toutes deux souriantes, tandis que d’autres enfants jouent dans une rue du village de Mamine, à une trentaine de kilomètres d’Isiro (Ph. Yassa)

Malgré ces performances, des défis logistiques importants ont été rencontrés. « Nous avons connu des ruptures de stock dans certaines zones, surtout à l’est de la province, ce qui a ralenti le rythme des activités », a-t-il reconnu avant d’ajouter ceci : « Les difficultés d’accès liées à la saison des pluies et les contraintes financières ont aussi pesé sur le bon déroulement de la campagne».

Toutefois, la mobilisation des équipes sur le terrain et l’implication des autorités provinciales ont permis de maintenir une couverture vaccinale élevée.

Malgré les obstacles, le bilan reste globalement positif. « Cette campagne est une réussite, mais elle met en évidence la nécessité de renforcer nos mécanismes d’approvisionnement et nos outils de suivi », a conclu le responsable du PEV.

L’expérience du Haut-Uele illustre ainsi le rôle déterminant du numérique dans l’amélioration des campagnes de santé publique. « L’enjeu maintenant est de consolider ces acquis pour garantir à chaque enfant un accès équitable à la vaccination », a insisté le docteur Akafo.

L’accompagnement de la société civile dans les activités de vaccination

Le coordonnateur provincial de la société civile, Tony Mbikwa, a souligné l’implication constante des acteurs communautaires tout au long de la campagne, déroulée du 16 au 18 avril 2026.

« Nous sommes toujours aux côtés de la communauté pour observer ce qui fonctionne et ce qui ne marche pas. En ce qui concerne la vaccination, nous avons été présents presque partout pour accompagner les zones de santé, notamment à travers des actions de sensibilisation afin d’amener la population à mieux comprendre la situation », a-t-il déclaré.

Le coordonnateur provincial de la société civile, Toni Mbikwa (Ph: Yassa)

Selon lui, ce travail de proximité a nécessité un engagement soutenu sur le terrain. « C’est un travail de fond qui a été réalisé ménage par ménage pour faire comprendre à la communauté l’importance de la vaccination face aux maladies qui menacent le pays (…) Nous saluons l’adhésion de la population, qui a été réceptive à nos messages, que ce soit lors des descentes sur le terrain ou à travers les émissions diffusées sur les radios locales. Cela a permis de convaincre davantage de parents de faire vacciner leurs enfants », a-t-il indiqué.

Ces journées de vaccination ont bénéficié d’une forte implication des autorités congolaises au niveau national et provincial, et des partenaires technique et financier de plusieurs organisations, dont l’UNICEF, l’OMS, Gavi, SANRU Asbl, l’USAID, la Fondation Bill & Melinda Gates et Rotary International, qui ont contribué à la réussite de ces journées de vaccination.

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