La République démocratique du Congo a lancé, à l’Hôpital général de référence de Rwampara, à Bunia dans la province de l’Ituri, l’essai clinique EBO-PEP, le premier consacré à la prophylaxie post-exposition contre la souche Bundibugyo du virus Ebola.
Cette étude intervient dans le contexte de la 17ᵉ épidémie d’Ebola que connaît le pays. Contrairement aux précédentes flambées causées par la souche Zaïre, il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifiquement approuvé contre la souche Bundibugyo.
Le Directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le professeur Jean-Jacques Muyembe, a indiqué que deux essais cliniques sont actuellement en cours dans le cadre de la riposte.
« Il y a deux essais cliniques qui se déroulent actuellement. EBO-PEP consiste à administrer un traitement prophylactique aux personnes ayant été en contact avec un cas confirmé. Il s’agit d’un traitement préventif. Cet essai a déjà commencé. L’autre est un projet plus large qui compare l’efficacité de trois médicaments. Je crois que la chose la plus importante, c’est de faire confiance à l’équipe. Les résultats viendront ensuite », a déclaré le Pr Jean-Jacques Muyembe à congocroissance.com
Ces essais cliniques visent à évaluer de nouvelles stratégies de protection des personnes exposées au virus. L’objectif principal de l’étude EBO-PEP est de déterminer si un traitement antiviral administré rapidement après une exposition à haut risque est capable d’empêcher le développement de la maladie à virus Ebola.
L’essai repose sur la randomisation, une méthode scientifique reconnue qui consiste à répartir les participants de manière aléatoire dans différents groupes. Cette procédure permet de comparer objectivement les résultats obtenus et de garantir la fiabilité des données scientifiques. Ni les médecins ni les participants ne choisissent le groupe auquel appartient chaque volontaire, ce qui limite les biais dans l’évaluation du traitement.
La participation à cet essai est entièrement volontaire. Avant toute inclusion, chaque candidat reçoit des informations détaillées sur les objectifs de l’étude, son déroulement, les bénéfices attendus ainsi que les risques éventuels. La participation n’est possible qu’après un consentement libre et éclairé, et chaque volontaire peut se retirer à tout moment sans que cela n’affecte sa prise en charge médicale.
Au-delà de la riposte à l’épidémie en cours, EBO-PEP pourrait constituer une avancée majeure dans la recherche sur Ebola Bundibugyo. Les résultats attendus devraient contribuer à renforcer la protection des personnes exposées au virus et à améliorer les capacités de la République démocratique du Congo à répondre efficacement aux futures épidémies.
Les chercheurs soulignent enfin qu’EBO-PEP n’est pas un vaccin, mais un essai clinique conduit selon des normes scientifiques et éthiques rigoureuses. Son ambition est de faire progresser la recherche biomédicale afin de développer de nouvelles solutions de prévention contre Ebola Bundibugyo au bénéfice de la santé publique.
L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières
L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :
Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;
Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;
En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.
La vigilance et la prévention sauvent des vies.


