A l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, célébrée chaque 9 août, les femmes autochtones déplacées au Sud-Kivu appellent au renforcement de l’assistance humanitaire en leur faveur. Elles recommandent notamment la sécurisation des zones de déplacement, l’accès aux soins de santé, à la terre, aux vivres et non-vivres ainsi qu’aux activités génératrices de revenus.
Fournir une assistance humanitaire aux femmes autochtones déplacées, sécuriser leurs zones de déplacement et garantir leur accès à la terre et aux soins de santé. Tels sont les recommandations formulées pour améliorer les conditions de vie des femmes autochtones affectées par les conflits armés au Sud-Kivu.
La présidente de l’Union pour l’émancipation des femmes autochtones, UEFA Sud-Kivu, Espérance Nyota, affirme que plusieurs femmes autochtones déplacées vivent actuellement dans des conditions précaires en raison de la persistance des conflits armés.
A leurs difficultés matérielles s’ajoutent la stigmatisation et la discrimination, qui constituent des obstacles à leur épanouissement social et économique.
Pour Espérance Nyota, la réponse à cette situation doit prendre en compte plusieurs dimensions à la fois : la santé, l’autonomie financière, l’accès à la terre, la sécurité et la lutte contre les discriminations.
« Pour améliorer les conditions des femmes pygmées qui sont en déplacement, il faut continuer à les appuyer là où elles se sont déplacées. Il faut identifier les sites de déplacement, les sites de transit et les familles d’accueil afin de pouvoir les accompagner », dit-elle.
La présidente de l’Union pour l’émancipation des femmes autochtones au Sud-Kivu appelle ainsi les acteurs humanitaires à mieux identifier les lieux où vivent les personnes autochtones déplacées afin d’adapter l’aide à leurs besoins.
Elle cite notamment la fourniture de vivres et de biens non alimentaires, l’accès aux soins médicaux, mais aussi le développement d’activités génératrices de revenus et l’agriculture de subsistance, notamment le maraîchage.
Ces interventions, estime-t-elle, permettraient aux femmes et aux familles autochtones déplacées de renforcer leur résilience pendant cette période de crise.
Les organisations humanitaires sont également invitées à renforcer la protection des femmes autochtones contre les violences et à soutenir leur autonomisation économique, tout en valorisant leur rôle dans la préservation de la terre, de la culture et des traditions.
Mme Espérance Nyota encourage enfin les acteurs humanitaires à poursuivre leur accompagnement des communautés autochtones déplacées à cause de la guerre, afin de leur permettre de retrouver progressivement des conditions de vie dignes et de renforcer leur capacité à faire face aux conséquences du conflit.


