Dans le territoire d’Idjwi, au Sud-Kivu, les habitants de Bulega, Ngulu et Kashiraboba alertent sur la pénurie d’eau potable, alors que la région fait face à une épidémie de choléra. Les populations parcourent plusieurs kilomètres pour trouver de l’eau, au risque de consommer des sources insalubres.
A Bulega, Ngulu et Kashiraboba, l’accès à l’eau potable reste une préoccupation majeure pour les habitants. Cette situation intervient dans un contexte particulièrement préoccupant, marqué par la présence du choléra dans le territoire d’Idjwi.
Selon les responsables locaux, certaines familles sont contraintes de parcourir plus de quatre kilomètres pour s’approvisionner en eau. Cette distance complique davantage le quotidien des ménages, notamment des femmes et des enfants généralement chargés de la corvée d’eau.
Le manque d’eau potable fait également craindre une aggravation de la situation sanitaire. Les habitants exposés aux sources non aménagées ou insuffisamment protégées restent vulnérables aux maladies hydriques, dont le choléra.
Rubane Bisimwa, président de l’adduction d’eau de Kibanda-Bulega, appelle à une intervention urgente pour améliorer la desserte en eau potable. Il plaide notamment pour la réhabilitation et l’extension du système existant afin de couvrir les zones actuellement insuffisamment desservies.

Les responsables locaux demandent ainsi aux organisations humanitaires et aux autres partenaires intervenant dans le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement de renforcer leur appui. Pour eux, l’amélioration de l’accès à l’eau constitue une mesure essentielle pour réduire les risques de propagation du choléra.
Dans ce contexte, la réhabilitation du réseau Kibanda-Bulega apparaît comme une priorité pour les communautés concernées. À Idjwi, l’urgence sanitaire se double donc d’un défi d’accès à l’eau, un problème qui pourrait continuer à fragiliser les populations si aucune intervention rapide n’est engagée.


