En collaboration avec l’Ordre national des infirmiers du Congo (ONIC), le Programme élargi de vaccination (PEV) a organisé, mardi 25 août, un atelier de consultation provinciale sur l’engagement et le rôle de la société civile ainsi que des leaders communautaires en faveur de la vaccination de routine dans la province du Maniema.
Financée par la Fondation Gates et mise en œuvre par l’ONG internationale ENDA Santé, cette activité a réuni plusieurs acteurs politico-administratifs de la province, qui affiche une couverture vaccinale particulièrement faible. Elle avait pour objectif de contribuer au « redressement de la couverture vaccinale de routine au Maniema par la régulation, la stabilisation professionnelle de première ligne et la mobilisation citoyenne ».
En raison de leur proximité avec les familles, les infirmiers et infirmières sont appelés à jouer un rôle important, particulièrement dans une province confrontée à de nombreux défis en matière de vaccination.
C’est ce qu’a affirmé la première vice-présidente de l’ONIC, Caroline Phuati, visiblement satisfaite du bon déroulement de ces assises, qui ont mis en exergue le rôle capital des infirmiers dans les différentes activités de vaccination de routine.
« Les infirmiers et les infirmières sont parmi les principaux acteurs, parce que ce sont eux qui sont en contact avec les familles. Que ce soit à l’hôpital lorsqu’une femme est enceinte ou dans d’autres circonstances, ils sont en contact avec la population. Ils peuvent donc faire quelque chose pour améliorer la couverture vaccinale au niveau de la province », a-t-elle déclaré.
Elle a également salué la disponibilité des décideurs provinciaux, des leaders communautaires et des acteurs de la société civile à se joindre à cette initiative visant à améliorer la couverture vaccinale dans la province.
Des données préoccupantes
Pour le bailleur, le choix de la province du Maniema n’est pas fortuit. Les données disponibles issues de la dernière Enquête démographique et de santé (EDS) sont préoccupantes et devraient interpeller l’ensemble des acteurs afin de contribuer à l’amélioration de la situation vaccinale dans la province.
« La province du Maniema fait partie des provinces qui ont une tendance vaccinale très faible. Nous avons donc décidé, avec nos partenaires techniques et en collaboration avec l’ONIC, d’évaluer la situation, d’examiner et de diagnostiquer les causes réelles des problèmes de vaccination. C’est ce qui a été fait. Et donc, notre projet avec l’ONIC consiste notamment à faire un plaidoyer auprès des autorités politico-administratives, des autorités sanitaires et de la société civile. C’est véritablement notre rôle », a indiqué Bogol Bompe, point focal d’ENDA Santé en RDC.
Les travaux se sont déroulés sous les regards attentifs du ministre provincial de la Santé, qui a procédé à l’ouverture de cet atelier.
Le gouvernement provincial entend prendre à bras-le-corps cette question de santé et s’engage à agir sur différents fronts, avec l’appui de ses partenaires, afin de relever le défi de la faible couverture vaccinale.


