En séjour à Moscou, capitale de la Russie, dans le cadre du Global Digital Forum, le Ministre congolais de l’Economie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a pris part du 07 au 10 octobre 2026 à plusieurs sessions plénières de haut niveau consacrées à la souveraineté numérique, à la transformation digitale et à la régulation de l’intelligence artificielle.
Une participation qui permet à la République démocratique du Congo de confronter ses orientations stratégiques aux grandes réflexions internationales sur l’avenir du numérique.
La souveraineté numérique s’impose désormais comme un enjeu majeur pour les Etats. Au-delà du contrôle du territoire et des ressources physiques, elle repose également sur la maîtrise des données, le développement de l’intelligence artificielle ainsi que le contrôle des plateformes et des services numériques.
C’est autour de ces questions que se sont articulées plusieurs sessions de haut niveau du Global Digital Forum, auxquelles a participé le Ministre Augustin Kibassa Maliba.
La première session, organisée le 8 octobre autour de la souveraineté numérique, a mis en évidence l’importance pour les Etats de transformer leurs ressources technologiques en véritables leviers de développement économique. La maîtrise des données, le développement des capacités nationales et la valorisation des services numériques sont apparus comme des éléments essentiels pour renforcer l’autonomie des pays et leur compétitivité sur la scène internationale.
Le 9 octobre, les échanges se sont poursuivis autour de la résilience des États dans le monde numérique moderne. Les discussions ont notamment souligné que le contrôle du territoire et des ressources physiques ne suffit plus à garantir la souveraineté d’un pays. Les données, l’intelligence artificielle, les plateformes et les services numériques occupent désormais une place centrale dans la protection des intérêts stratégiques des États.
Le 10 octobre, lors de la troisième session qui a marqué la clôture du forum, les échanges ont été consacrés à la course mondiale à l’intelligence artificielle et aux règles appelées à encadrer son développement. Les échanges de haut niveau, auxquels ont notamment pris part le vice-Premier ministre russe Dmitry Grigorenko, des représentants gouvernementaux et un haut responsable des Nations Unies chargé du numérique, ont mis en évidence la nécessité de parvenir à des principes communs de régulation.

Les participants ont relevé les divergences entre les approches nationales, certains pays privilégiant des systèmes ouverts, tandis que d’autres défendent des mécanismes de contrôle plus stricts. Dans ce contexte, la coopération internationale apparaît comme un levier essentiel pour définir des règles éthiques communes, prévenir les risques liés à l’intelligence artificielle et garantir que son développement respecte les cultures et les valeurs des peuples.
La position défendue lors de ces échanges souligne notamment le rôle des Nations Unies comme cadre de dialogue entre les États, en vue de rapprocher les différentes approches et de favoriser une gouvernance internationale de l’intelligence artificielle.
Pour la RDC, un enjeu stratégique
Pour la République démocratique du Congo, la participation d’Augustin Kibassa Maliba à ce grand rendez-vous mondial du numérique revêt un intérêt stratégique. Elle offre l’occasion d’évaluer les orientations de la stratégie nationale congolaise en matière d’intelligence artificielle à la lumière des réflexions et des initiatives portées sur la scène internationale.
La stratégie de la RDC reconnaît, en effet, l’importance de la coopération internationale dans la définition de principes éthiques communs et la recherche d’une régulation capable d’encadrer le développement de l’intelligence artificielle. L’ambition est de promouvoir une IA au service d’un développement durable, inclusif et respectueux de la souveraineté nationale.
Au-delà des échanges d’expériences, ce forum permet ainsi à la RDC de mieux appréhender les évolutions technologiques, d’identifier des pistes de coopération et de renforcer sa réflexion sur la valorisation de ses ressources numériques. Il met également en évidence la nécessité de développer des compétences locales, de protéger les données et de faire du numérique un véritable moteur de croissance.
A travers cette participation, la République démocratique du Congo affirme son intérêt pour les grandes discussions internationales qui façonnent l’avenir du digital. L’enjeu est de tirer profit des opportunités offertes par la transformation numérique et l’intelligence artificielle, tout en veillant à ce que leur développement contribue aux priorités nationales et au progrès de la population congolaise.


