A l’approche de la rentrée scolaire prévue en septembre 2026, la situation des enfants déplacés de guerre dans le territoire de Kalehe inquiète.
Plus de 800 familles récemment arrivées dans les villages de Ramba, dans le groupement de Mubuku, peinent à offrir à leurs enfants les conditions nécessaires pour reprendre le chemin de l’école.
Ces familles sont principalement originaires du groupement de ziralo, dans la chefferie de Buzi, toujours dans le territoire de Kalehe. Elles ont fui leurs milieux d’origine en raison de l’insécurité et se sont installées dans cette zone avec peu de moyens.u
Selon le Mouvement de la société civile du Congo, MSCO, qui alerte sur cette situation, ces déplacements ont fortement perturbé la scolarité des enfants. Sur les 815 ménages recensés, plus de 55 % des personnes concernées seraient des enfants en âge scolaire qui risquent de rester sans accès à l’éducation.
La situation est aggravée par les conditions d’accueil. Certaines écoles ont été détruites ou endommagées, tandis que d’autres sont encore occupées par des familles déplacées qui y ont trouvé refuge.
Pour le MSCO, une intervention urgente est nécessaire afin d’éviter que ces enfants ne soient durablement privés d’éducation.
« Parmi ces 815 ménages, nous avons évalué que plus de 55 % sont des enfants qui risquent de rester sans accès à l’école. Alors que tous les partenaires se préparent pour la rentrée scolaire de septembre 2026, nous appelons les partenaires humanitaires et éducatifs, notamment l’OCHA, l’UNICEF, le HCR, le FENU et d’autres organisations internationales, ainsi que le gouvernement congolais et les personnes de bonne volonté, à apporter une assistance immédiate », plaide Safari Nakachesha Joseph, membre du MSCO.
La structure redoute notamment que l’absence de prise en charge expose ces enfants à diverses formes d’exploitation, notamment dans les zones minières.
Le MSCO demande ainsi la distribution de kits scolaires, la mise en place d’espaces temporaires d’apprentissage dans les zones d’accueil et un accompagnement psychosocial pour les enfants ayant vécu les conséquences du déplacement forcé.
L’organisation estime que ces mesures permettraient de maintenir les enfants dans le système éducatif malgré les difficultés liées au déplacement et à l’insécurité.


