Dans la sous-division éducative de Kalehe 1, précisément au sein du groupement de Mbinga Sud en territoire de Kalehe, la réalité scolaire est loin des standards requis pour un apprentissage digne.

Une dizaine d’écoles primaires et secondaires y fonctionnent dans des conditions jugées profondément inappropriées, exposant élèves et enseignants à une précarité alarmante.

L’alerte est lancée par l’organisation Alliance pour l’universalité des droits fondamentaux, une structure engagée dans la défense des droits humains. Selon cette organisation, plusieurs établissements scolaires de la zone manquent de l’essentiel : pas de bancs pour s’asseoir, pas de tableaux noirs pour enseigner, aucune latrine pour répondre aux besoins sanitaires, et des salles de classe dépourvues de portes et de fenêtres.

Dans ces conditions, les élèves suivent les cours assis à même le sol ou sur des pierres, tandis que les enseignants improvisent leurs leçons sans matériel pédagogique adéquat. « Comment parler de qualité de l’enseignement quand les enfants étudient dans des salles ouvertes à la poussière, à la pluie et à l’insécurité ? », s’indigne un responsable de l’organisation, qui a requis l’anonymat pour des raisons de sécurité.

L’absence de latrines constitue également un sérieux risque sanitaire, surtout pour les jeunes filles, souvent contraintes d’abandonner l’école en période de menstruation. À cela s’ajoutent les intempéries qui perturbent régulièrement les cours, faute de portes et de fenêtres pour protéger les salles de classe.

Face à cette situation, l’Alliance pour l’universalité des droits fondamentaux appelle les autorités éducatives, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations humanitaires à une intervention urgente. « L’éducation est un droit fondamental. Laisser ces enfants apprendre dans de telles conditions, c’est compromettre leur avenir », insiste la même source.

Alors que l’école est censée être un espace de protection et d’épanouissement, celle de Mbinga Sud ressemble aujourd’hui à un combat quotidien pour des centaines d’élèves. Pour les défenseurs des droits humains, il est temps que des actions concrètes soient posées afin de redonner à ces écoles la dignité qu’elles méritent et d’offrir aux enfants de Kalehe un cadre d’apprentissage à la hauteur de leurs ambitions.

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