Selon les informations rapportées par des sources locales, les deux victimes provenaient de Goma et se rendaient à Kisangani afin de poursuivre leur parcours universitaire, à la suite de la suspension des activités académiques dans certaines zones sous contrôle ou occupation de l’AFC/M23. Elles auraient été tuées par des hommes armés non autrement identifiés, il y a environ 48 heures au moment de la déclaration de la société civile.
Les circonstances exactes de ce double meurtre restent à établir par les services compétents.
« Face à cette tragédie, la Coordination de la société civile Force Vive de Walikale interpelle les autorités politico-administratives et judiciaires afin qu’elles diligentent, sans délai, des enquêtes sérieuses et approfondies pour identifier les auteurs présumés de ces assassinats », a dénoncé le coordonnateur Fiston Misona, à congocroissance.com
Elle demande que les personnes impliquées, une fois identifiées et interpellées, soient traduites devant les juridictions compétentes afin de répondre de leurs actes conformément aux lois de la République.
Pour cette organisation citoyenne, la lumière doit être faite sur ce drame afin que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles.
Le gouvernement appelé à mieux protéger les étudiants
Au-delà de l’exigence de justice, la société civile Force Vive de Walikale appelle le gouvernement congolais à prendre des mesures urgentes et appropriées pour garantir la sécurité des étudiants qui quittent leurs milieux de résidence à destination d’autres villes et universités afin de poursuivre leur formation académique.
Elle estime que les jeunes étudiants, déjà confrontés aux conséquences de l’insécurité et des perturbations du système éducatif, ne devraient pas être davantage exposés aux violences sur les routes qu’ils empruntent pour accéder à l’enseignement supérieur.
La protection des étudiants et la sécurisation de leurs déplacements constituent ainsi des préoccupations majeures soulevées par cette structure de la société civile.
Un appel au calme lancé aux populations de Kalehe et de Walikale
Dans le même temps, la Coordination de la société civile Force Vive invite les populations des territoires de Kalehe, au Sud-Kivu, et de Walikale, au Nord-Kivu, à faire preuve de calme, de retenue et de responsabilité.
Elle exhorte les communautés locales à éviter toute forme de représailles et à laisser les autorités judiciaires mener les investigations nécessaires pour établir les responsabilités.
Cet appel vise à prévenir toute escalade de tensions dans un contexte où la sécurité des populations civiles demeure une préoccupation majeure.
Ce drame remet au premier plan la question de la sécurité des jeunes Congolais contraints de quitter leurs milieux habituels pour poursuivre leurs études dans d’autres régions du pays.
Pour la société civile Force Vive de Walikale, le droit à l’éducation doit pouvoir s’exercer dans des conditions de sécurité et de dignité. Elle insiste sur la nécessité d’une réponse appropriée des autorités face aux menaces qui pèsent sur les étudiants et les autres civils en déplacement.
En attendant les résultats des enquêtes, la Coordination réaffirme sa condamnation de ces assassinats et renouvelle son appel à la justice, à la protection des civils et à la responsabilité collective.


