Une trentaine de cas de choléra, dont sept décès communautaires, ont été enregistrés en quinze jours dans la zone de santé de Kalonge, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Face à cette situation préoccupante, les autorités sanitaires annoncent le déploiement des activités de riposte et sollicitent un appui financier et médical pour renforcer la prise en charge des malades.
La situation sanitaire suscite de vives inquiétudes dans la zone de santé de Kalonge, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, où le choléra continue de faire des victimes. En l’espace de quinze jours, une trentaine de cas ont été enregistrés, tandis que sept décès communautaires ont été rapportés, selon le médecin chef de zone, le docteur David Musafiri.
Ces décès survenus dans la communauté soulignent les difficultés auxquelles sont confrontées les autorités sanitaires dans la détection précoce des cas et l’accès rapide aux soins. Le choléra est une maladie infectieuse qui peut provoquer une déshydratation sévère en quelques heures et entraîner la mort en l’absence d’un traitement approprié.
Face à cette évolution, les équipes sanitaires annoncent le déploiement des activités de riposte afin de limiter la propagation de la maladie et d’améliorer la prise en charge des personnes infectées.
Le médecin chef de zone, le docteur David Musafiri, appelle la population au strict respect des mesures d’hygiène. Il insiste notamment sur la nécessité de consommer de l’eau potable, de se laver régulièrement les mains à l’eau propre et au savon, de bien cuire les aliments et de veiller à l’assainissement du milieu de vie.
Parallèlement aux mesures préventives, le renforcement des capacités des structures sanitaires constitue une autre priorité. Pour faire face aux besoins liés à cette flambée, le docteur David Musafiri sollicite un appui financier ainsi que des intrants médicaux indispensables à la prise en charge des malades.
Cette assistance apparaît essentielle pour soutenir les équipes soignantes, renforcer les moyens disponibles et améliorer la réponse sanitaire dans cette zone confrontée à une situation préoccupante.
Le responsable sanitaire exhorte également toute personne présentant des symptômes évocateurs du choléra, notamment une diarrhée aqueuse aiguë et des vomissements, à se rendre rapidement au centre de santé le plus proche. Une prise en charge précoce permet de limiter les risques de complications graves et d’améliorer les chances de survie.
Alors que sept décès communautaires ont déjà été rapportés en quinze jours, la mobilisation des habitants, des professionnels de santé et des partenaires humanitaires demeure déterminante pour freiner la propagation de la maladie à Kalonge.
Dans cette zone de santé de Kalehe, l’urgence est désormais double : sauver les personnes exposées au choléra et renforcer les moyens de riposte pour éviter que le bilan humain ne s’alourdisse davantage.


